Faits, suppositions et intentions prêtées à l’autre
Que savez-vous, et qu’interprétez-vous ?
Une collègue ne répond pas à votre message sur le remplacement. Vous vous dites qu’elle vous ignore délibérément. Mais, pour l’instant, vous savez seulement que vous n’avez pas reçu de réponse à une certaine heure. Vous ne savez pas si elle a lu le message, si elle était de service ou si elle a compris qu’il s’agissait d’une question à confirmer. Ne pas connaître son intention ne signifie pas que l’absence de réponse n’a aucune conséquence.
Vous pouvez commencer ainsi : « Mardi, j’ai envoyé une proposition de remplacement et je n’ai pas encore eu de confirmation. Je dois finaliser le planning aujourd’hui. As-tu reçu le message et peux-tu me répondre ? » Vous exposez un fait, son importance pour la tâche en cours et posez une question. Vous ne lui demandez pas de reconnaître une intention que vous n’avez pas encore vérifiée.
Distinguez l’événement, son interprétation et ses conséquences. L’événement, c’est l’absence de confirmation. L’interprétation peut être qu’elle vous ignore. La conséquence, c’est l’incertitude pour l’organisation. Vous pouvez parler de cette conséquence sans être certain de sa cause. Si l’autre personne rectifie un fait, vérifiez les éléments disponibles. Il se peut qu’elle ait répondu par un autre canal ou que le message ne soit pas parti.
Il ne s’agit pas de chercher à tout prix des excuses. Si le problème se répète, mentionnez les cas précis et les accords précédents. Une erreur technique isolée n’explique pas automatiquement une situation récurrente. De même, dire « Tu m’ignores tout le temps » remplace les faits vérifiables par une généralisation inexacte. La suite dépendra de ce que vous découvrirez : corriger le canal de communication, fixer un délai clair pour confirmer ou traiter avec la personne concernée le non-respect répété d’un accord.