Limites, sécurité et aide extérieure
Tous les désaccords ne doivent pas se régler en tête-à-tête
Un collègue vous insulte pendant un désaccord. Vous pouvez lui dire : « Je veux bien parler de la répartition du travail. Si les attaques personnelles continuent, j’arrêterai la conversation et proposerai de poursuivre avec le responsable. » Une limite indique la manière dont vous acceptez de communiquer et les mesures que vous pouvez prendre. « Tu dois me respecter » ne précise pas, à elle seule, ce qui se passera ensuite.
Distinguez un désaccord ordinaire des menaces, de la pression ou des humiliations répétées. Si vous craignez pour votre sécurité, vous n’avez pas besoin de donner d’abord une parfaite démonstration d’assertivité. Cherchez à vous mettre en sécurité et à obtenir de l’aide. Au travail, choisissez la procédure adaptée et une personne qui ne fait pas partie du problème ; selon la situation, un soutien professionnel indépendant peut également être nécessaire.
Dans ses conseils sur le traitement des plaintes, Acas rappelle qu’une discussion informelle n’est pas adaptée à toutes les situations et que la démarche dépend notamment de la gravité des faits et des règles internes. Il s’agit de conseils britanniques sur le travail, et non d’une interprétation du droit français ni d’une méthode pour évaluer un cas particulier. La limite pratique de cette formation est qu’une technique de communication ne remplace pas la protection nécessaire ni l’examen de faits graves.
Acas présente la médiation comme une démarche volontaire avec une personne impartiale qui aide à rechercher un accord. Elle ne garantit pas un résultat. Elle ne peut pas servir à contraindre quelqu’un à accepter des conditions inappropriées ou à renoncer à un examen nécessaire des faits. Choisissez une démarche adaptée aux risques, à la possibilité de refuser librement et à la nature du problème.